Si l'on progresse du nord au sud, en enjambant imaginairement les cours d'eau d'un causse à l'autre, on partira du causse de Martel, le plus au nord : sans doute le moins austère, mais peut-être le plus discret ; on y hume la Corrèze...
Sautons la Dordogne, voilà le causse de Gramat, appelé aussi causse central, le plus grand et le plus célèbre : vastes étendues de pelouses rases, entrecoupées de forêts de petits chênes et festonnées de murets de pierres sèches, signes d'un pastoralisme encore vivant. Sites majeurs, Rocamadour y surgit, au creux de la petite vallée de l'Ouysse, tandis que le gouffre de Padirac donne un exemple édifiant de ce qu'est un relief karstique.
Le Célé vient interrompre ces solitudes magnifiques, puis on traverse, sauvage et peu fréquenté, le tout petit causse de Cajarc, avant de retrouver une vallée, celle du Lot. L'enjambée est périlleuse, les falaises parfois redoutables ; et hop, un pied sur le causse de Limogne : combes sèches, collines boisées, où se cachent des chênes truffiers, murets et petit patrimoine de pierre...
A voir au bord des routes...
Les maisons dans le rocher : A certains endroits, les falaises qui bordent les vallées de la Dordogne, du Célé ou du Lot, ont accouché de maisons semi-troglodytes. Les villages de Tour de Faure, Cabrerets, Sauliac sur Célé, St Sulpice et Gluges en présentent de superbes exemplaires.
Cazelles et gariottes : Petites cabanes construites en pierres et lauzes, assemblées sans mortier avec un art dont la simplicité n'est qu'apparente. Ces cabanes servaient de remise à outils ou d'abri pour les animaux. Fruit d'une longue mémoire pastorale, elles sont aujourd'hui rénovées ou rebâties avec le plus grand soin.